L’idée de mes matrices en bois gravés est née, il y a trente-cinq ans, dans l’imprimerie de Jean-Jacques Sergent à Cléry-Saint-André. J’étais alors tombé en admiration devant des matrices en cuivre destinées à l’impression. Ces matrices posées à même le sol devaient être rayées ou percées afin d'interdire toute nouvelle exploitation. L’idée m’est alors venue de réaliser mes propres matrices, devenant "œuvres" à part entière, et ce en utilisant le bois, matière que je connais bien et qui fait référence à la forme d’impression la plus ancienne, annonçant l’imprimerie.
The idea of my engraved wooden matrices was born thirty-five years ago in the printing press of Jean-Jacques Sergent in Cléry-Saint-André. At that time, I was in awe of copper dies for printing. These matrices laid on the ground had to be scratched or drilled in order to prohibit any new exploitation. The idea then came to me to make my own matrices, becoming "works" in their own right, using wood, a material I know well and which refers to the oldest form of printing, announcing the printing press.
Bois gravés
La gravure sur bois est l’une des techniques fétiches de Yann Hervis, pour jouer sur l’ombre et la lumière, le creux et le relief, le positif et le négatif. C’est un bois composite ou « médium » qu’il travaille, substitut moderne et écologique aux bois tropicaux, qui offre une large palette de nuances chromatiques. Pour la xylogravure en taille d’épargne, il utilise le jet de sable qui remplace les traditionnels gouges, ciseaux et burins, et nécessite une grande précision du geste pour une découpe très fine. Pour la mise en couleur de la matrice gravée, les pigments naturels sont posés en touches légères, très nuancées.
L’artiste met en œuvre cette technique singulière, dont il maîtrise tous les aspects, pour créer des portraits saisissants de vie et des paysages d’une profonde poésie : inspiré tour à tour par la ville et par la forêt (l’arbre est l’un de ses thèmes de prédilection), il a réalisé la série des Canopées, qui nous font vagabonder d’Orléans à New-York, de la Sologne à la forêt d’Orléans, entre réel et imaginaire.
Des arbres encore, des paysages de Loire, le passage des saisons, mais aussi des natures mortes, composent de véritables tableaux, réalisés en combinant les techniques des bois gravés (xylogravure) et celles des Palimpsestes (bois collés, compressés et scarifiés au sable) : c’est la série des Compressions gravées.
Texte libre de droit d'Anne-Marie Royer-Pantin
The idea of my engraved wooden matrices was born thirty-five years ago in the printing press of Jean-Jacques Sergent in Cléry-Saint-André. At that time, I was in awe of copper dies for printing. These matrices laid on the ground had to be scratched or drilled in order to prohibit any new exploitation. The idea then came to me to make my own matrices, becoming "works" in their own right, using wood, a material I know well and which refers to the oldest form of printing, announcing the printing press.
Bois gravés
La gravure sur bois est l’une des techniques fétiches de Yann Hervis, pour jouer sur l’ombre et la lumière, le creux et le relief, le positif et le négatif. C’est un bois composite ou « médium » qu’il travaille, substitut moderne et écologique aux bois tropicaux, qui offre une large palette de nuances chromatiques. Pour la xylogravure en taille d’épargne, il utilise le jet de sable qui remplace les traditionnels gouges, ciseaux et burins, et nécessite une grande précision du geste pour une découpe très fine. Pour la mise en couleur de la matrice gravée, les pigments naturels sont posés en touches légères, très nuancées.
L’artiste met en œuvre cette technique singulière, dont il maîtrise tous les aspects, pour créer des portraits saisissants de vie et des paysages d’une profonde poésie : inspiré tour à tour par la ville et par la forêt (l’arbre est l’un de ses thèmes de prédilection), il a réalisé la série des Canopées, qui nous font vagabonder d’Orléans à New-York, de la Sologne à la forêt d’Orléans, entre réel et imaginaire.
Des arbres encore, des paysages de Loire, le passage des saisons, mais aussi des natures mortes, composent de véritables tableaux, réalisés en combinant les techniques des bois gravés (xylogravure) et celles des Palimpsestes (bois collés, compressés et scarifiés au sable) : c’est la série des Compressions gravées.
Texte libre de droit d'Anne-Marie Royer-Pantin